Le 𝐆𝐚𝐫𝐝𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐒𝐜𝐞𝐚𝐮𝐱, 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐉𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐃𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐇𝐨𝐦𝐦𝐞, 𝐌. 𝐈𝐛𝐫𝐚𝐡𝐢𝐦𝐚 𝐒𝐨𝐫𝐲 𝐈𝐈 𝐓𝐨𝐮𝐧𝐤𝐚𝐫𝐚, a présidé ce jeudi 30 Juillet 2026 l’ouverture officielle d’un atelier de formation de 48 heures à l’attention des huissiers de justice de Guinée. Organisée par la 𝐂𝐡𝐚𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐇𝐮𝐢𝐬𝐬𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐉𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐆𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞 (𝐂𝐍𝐇𝐉𝐆), cette session est axée sur la thématique : «Les innovations liées à l’Acte uniforme de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) ».

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’amélioration continue de la qualité du service public de la justice. Elle vise à consolider les compétences techniques, déontologiques et opérationnelles de ces officiers ministériels pour les aligner sur les standards internationaux.


Les travaux s’articulent autour de cinq modules fondamentaux :
𝗟𝗲 𝗰𝗮𝗱𝗿𝗲 𝗷𝘂𝗿𝗶𝗱𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗲𝘁 𝗹𝗲 𝘀𝘁𝗮𝘁𝘂𝘁 𝗱𝗲 𝗹’𝗵𝘂𝗶𝘀𝘀𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝗷𝘂𝘀𝘁𝗶𝗰𝗲 ; 𝗟𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗰𝗲́𝗱𝘂𝗿𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝘀𝗮𝗶𝘀𝗶𝗲 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝘃𝗲𝗻𝘁𝗲 𝗮𝘂𝘅 𝗲𝗻𝗰𝗵𝗲̀𝗿𝗲𝘀 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 ; 𝗟𝗮 𝘀𝗶𝗴𝗻𝗶𝗳𝗶𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗮𝗰𝘁𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗺𝗲́𝗰𝗮𝗻𝗶𝘀𝗺𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗿𝗲𝗰𝗼𝘂𝘃𝗿𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ; 𝗟𝗮 𝗺𝗲́𝗱𝗶𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗲𝗶𝗹 𝗷𝘂𝗿𝗶𝗱𝗶𝗾𝘂𝗲 ; 𝗟𝗮 𝗴𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗰𝗮𝗯𝗶𝗻𝗲𝘁, 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗽𝘁𝗮𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗲𝘁 𝗹𝗮 𝗱𝗲́𝗼𝗻𝘁𝗼𝗹𝗼𝗴𝗶𝗲.
Dans son allocution d’ouverture, le 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐍𝐇𝐉𝐆, 𝐌𝐞 𝐀𝐛𝐨𝐮𝐛𝐚𝐜𝐚𝐫 𝐂𝐚𝐦𝐚𝐫𝐚, a qualifié la rencontre d’étape majeure pour la profession. Soulignant l’évolution rapide de l’environnement juridique, il a réaffirmé que la maîtrise de l’outil juridique et la formation continue constitue le socle de l’efficacité et de la crédibilité de l’huissier de justice.

Tout en soulignant le rôle central de l’huissier dans la chaîne judiciaire garant de la sécurité juridique et de l’exécution effective des décisions de justice, Me Camara a exposé les priorités futures de la profession. Outre l’accompagnement souhaité pour l’accueil de la rencontre de 𝐥’𝐔𝐧𝐢𝐨𝐧 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐨𝐩𝐡𝐨𝐧𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐎𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐉𝐮𝐝𝐢𝐜𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 (𝐔𝐅𝐎𝐇𝐉𝐀) en 2027, le président de la Chambre a formulé plusieurs plaidoiries institutionnelles visant à :Fluidifier l’exécution des décisions de justice sur l’ensemble du territoire ; Nommer un juge de l’application des peines ; Doter la profession d’un siège institutionnel dédié.

Prenant la parole, le 𝐆𝐚𝐫𝐝𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐒𝐜𝐞𝐚𝐮𝐱, 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐉𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐃𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐇𝐨𝐦𝐦𝐞 a salué l’initiative de la Chambre Nationale et réitéré l’engagement du Gouvernement à soutenir la modernisation de la justice, conformément aux orientations stratégiques du 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐂𝐡𝐞𝐟 𝐝𝐞 𝐥’𝐄𝐭𝐚𝐭 𝐒.𝐄 𝐌𝐨𝐧𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫 𝐌𝐚𝐦𝐚𝐝𝐢 𝐃𝐨𝐮𝐦𝐛𝐨𝐮𝐲𝐚. 𝐌. 𝐈𝐛𝐫𝐚𝐡𝐢𝐦𝐚 𝐒𝐨𝐫𝐲 𝐈𝐈 𝐓𝐨𝐮𝐧𝐤𝐚𝐫𝐚 a rappelé l’importance capitale de l’exécution forcée dans l’effectivité de l’État de droit : sans l’intervention de l’huissier, le droit rendu demeurerait théorique. Il a ainsi appelé les participants à faire preuve de rigueur, d’intégrité et de probité professionnelle pour restaurer et consolider la confiance des citoyens envers l’institution judiciaire.

Au terme de cette session, les autorités et instances professionnelles prévoient une réduction significative des risques d’annulation pour vice de forme, une harmonisation des pratiques au regard des règles OHADA et la pérennisation d’un programme structuré de formation continue.
𝑺𝒆𝒓𝒗𝒊𝒄𝒆 𝑪𝒐𝒎𝒎𝒖𝒏𝒊𝒄𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒆𝒕 𝑹𝒆𝒍𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝑷𝒖𝒃𝒍𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 / 𝑴𝑱𝑫𝑯