INSTALLATION DE LA GARDE DES SCEAUX, MINISTRE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME

Mesdames et Messieurs les membres du CNRD

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,

Chers collègues,

Chers invités, parents et amis,

En ce jour solennel où je prends fonction en ma qualité de Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des droits de l’Homme, mes toutes premières pensées vont à l’endroit de mon cher grand-père qui poussé injustement à l’exil, doit être fier et heureux ce jour, de là où il est, de savoir que sa petite-fille a la lourde charge de conduire un ministère aussi emblématique que la justice dans ce pays qu’il a tant aimé et où il repose pour l’éternité. Paix à son âme.

C’est également un sentiment de gratitude à l’endroit des autorités de la transition avec à sa tête le Colonel Mamadi DOUMBOUYA et son Premier Ministre Monsieur Mohamed BEAVOGUI pour l’honneur fait à ma modeste personne en me confiant les rennes d’un ministère aussi central et stratégique que le ministère de la Justice et des droits de l’Homme, tant il est vrai que la justice demeure la force motrice pour le développement et l’épanouissement de toute société.

Je mesure donc à sa juste valeur cette marque de confiance inestimable, et c’est pourquoi j’appréhende cette mission avec beaucoup d’humilité, d’abnégation et détermination.

Comme vous le savez tous, les attentes sont grandissantes et les chantiers sont énormes…ils sont entre autres :

– Les réformes tendant à la consolidation du respect des droits fondamentaux de la personne et de l’Etat de droit dans notre pays

– La facilitation de l’accès à une justice de qualité pour le justiciable

– Le renforcement de l’indépendance de la justice

– La modernisation de l’institution par la mise en place d’infrastructures et d’équipements propices à assurer son meilleur fonctionnement et son efficacité

– La lutte contre la corruption et l’impunité

J’en passe.

La problématique de la place que nous voulons donner à la justice au sein de la société guinéenne sera jugée à l’aune de notre capacité à réformer, il nous faut donc nous mettre rapidement au travail, le temps nous est compté…

Il m’échoit certes la responsabilité de piloter le secteur de la justice mais relever ces défis majeurs vieux de plusieurs années ne pourra se faire sans l’aide du personnel, des acteurs de la justice tous corps confondus, et de la population guinéenne de manière générale.

Je vous remercie de votre aimable attention.